Inde

Introduction

L’Inde est un pays compliqué. Il est nécessaire de préparer son voyage en Inde, matériellement bien sûr, mais aussi psychologiquement. Trop souvent, on imagine les marchés aux épices, les saris colorés des belles femmes indiennes souriantes ou les turbans habillement enroulés sur la tête de ces messieurs, et rien d’autre. Mais l’Inde est beaucoup plus contrastée que cela.

1. Entre richesse et pauvreté

L’Inde est un pays immense, très peuplé, où beaucoup de choses manquent, à commencer par l’argent (bien utilisé). Vous serez confrontés à la pauvreté, au manque, et à la mendicité.

2. L’Inde est sale

L’Inde est un pays chaud. Le sol se transforme très vite en terre craquelée et desséchée. Tout cela engendre de la poussière qui recouvre tout.

En Inde, il pleut très peu. Cela implique que les rues, les trottoirs, tout ce qui se trouve à l’extérieur n’est jamais rincé.

Par ailleurs, les Indiens crachent. Tous. En permanence. Partout… même à l’intérieur des restaurants (rare malgré tout). Et encore s’ils se contentaient de cracher… ils se raclent longuement et bruyamment la gorge, et puis enfin, lancent leur glaviot.

Ensuite, le système de traitement des ordures en est à ses balbutiements. Lors de notre premier voyage en train, alors que je cherchais une poubelle, un local a voulu m’aider en prenant mes ordures…. et les a balancée par le fenêtre. C’est ainsi que fonctionne ce pays. J’ai questionné notre logeuse pour savoir si cela changeait les choses d’utiliser les poubelles, mais la réponse est non : lorsqu’une poubelle est pleine, que croyez-vous qu’il se passe si personne ne collecte les déchets ? Hé oui, simplement on va la retourner quelque part, et on la ramène ensuite. Les rues sont donc souvent parsemées de détritus, périssables ou non, laissés sous le soleil de l’Inde… soyez préparés aux odeurs !

La rareté de la pluie implique aussi une pénurie d’eau. Les réservoirs sont rarement pleins ; évitez donc de vous doucher 5 fois par jour, et ne soyez pas si surpris de voir des locaux sales de la tête aux pieds. Les rivières sont parfois réduites à un pipi de chat, et tout l’or du monde ne nous aurait pas convaincu d’y plonger ne serait-ce qu’un doigt.

Lors de notre deuxième passage en été 2015, nous avons constaté une nette évolution de la propreté, en partculier dans les gares.

3. L’Inde est une foule en constante agitation !

L’inde est un pays très très peuplé et très peu organisé. Les trottoirs sont inexistants, les magasins s’avancent jusqu’au bord du macadam, les piétons en foule se frayent un passage tant bien que mal entre des armées de vendeurs oppressants, un flot ininterrompus de véhicules à 2, 3 ou 4 roues roulant sans aucune logique et en tous sens, et une marée humaine de badauds curieux, voulant tous vous prendre en photo avec ou sans votre accord. Tout est en permanence bruit, foule, agitation.

Visa

Actuellement, le visa doit se demander AVANT de partir, auprès de l’ambassade indienne, qui le délivre en quelques jours ouvrables. Commencez par compléter un dossier en ligne sur leur site internet (comptez une bonne demi-heure), puis rassemblez TOUS les documents demandés (attention au format de vos photos d’identité, 5×5) et rendez-vous en personne à l’ambassade. Si vous êtes sans emploi, attendez-vous à devoir présenter un état de votre compte bancaire.

Pour les Belges, le visa est valable 6 mois (après quoi il est périmé) MAIS vous ne pouvez rester sur le territoire indien que 90 jours (pas trois mois, 90 jours. Comptez bien!). Toutes les autres nationalités que nous avons croisées ont droit à un séjour de 6 mois sur le territoire.

Si vous souhaitez un visa à entrées multiples, il vous faudra montrer vos différentes réservation aériennes (ou autres).

Coût du visa : environ 60 € (en Janvier 2014)

Depuis le 1er mai 2015, nos chers amis français peuvent demander un visa à l’arrivée. Plus d’informations en cliquant ici.

Prix et marchandage

1. Notre budget moyen en Inde

Ces prix sont une moyenne calculée sur 3 mois passés en Inde (février, mars, avril 2014), pour 2 personnes, sans compter les visas, passeports, billets d’avion ou équipement. Il comprend donc les dépenses faites sur le territoire indien uniquement.

Par jour (global) 22,78€ pour 2 personnes

Nous sommes revenus un mois en Inde en été 2015 où nous nous sommes moins limités dans nos dépenses (trek de plusieurs jours, rafting, meilleur logement, souvenirs,…). Lors de ce séjour, nous avons dépensé en moyenne 31€ par jour pour 2 personnes.

2. MRP

Pour vous aider à avoir une idée des prix et des valeurs, sachez aussi que la plupart des produits (tout ce qui possède une boite ou un flacon imprimable) est doté d’un « MRP », c’est-à-dire maximum retail price ou prix de vente maximum. Ne payez jamais plus que ce prix. Si on vous réclame davantage, montrez au commerçant que vous savez qu’il vous arnaque en pointant le MRP. S’il s’obstine pour une raison ou pour une autre (on a souvent eu des excuses du type « ou mais la bouteille est fraiche, donc c’est plus cher »), reposez l’article et allez chez son voisin. Ou encore, tendez directement le compte juste, et refusez de donner plus si on vous le réclame. Si le marchand refuse obstinément, quittez son magasin.

NB : Sachez aussi qu’on ne vous laissera jamais (ou rarement) seuls dans un magasin. Un employé vous suivra à la trace, pour vous sauter dessus au moindre signe d’intérêt, et vous sortir son argumentaire de vente. Même si cela vous semble très désagréable, sachez que ça sera pareil partout ailleurs.

3. Prix moyen des denrées de base

1,5 l d’eau minérale : 15-25 Rp

0,5 l de soda : 20-40Rp

0,66 l de bière : 56-120 Rp selon les États

1 paquet de biscuit : 20-50Rp

gel douche & shampoing : 60-150Rp

Lessive : 40Rp/kg ou 5-20Rp/vêtement

PQ (le rouleau) : 20-40Rp

Logement

Pour choisir correctement une chambre, nous vous conseillons de lire notre article dédié à ce sujet : (à paraître)

La plupart du temps, nous avons payé nos chambres entre 400 et 600 Rp (lit double, ventilateur, wifi et salle de bain privative ou partagée) lors de notre premier passage en Inde. Il ne faut pas hésiter à négocier le prix, même s’il est censé être fixe (« sorry this is not our budget » – « what’s your budget » – et c’est parti).

Si vous avez réservé votre chambre d’avance, n’hésitez pas à demander un pick-up (souvent gratuit) depuis la gare ou l’aéroport. C’est avantageux pour vous et pour le gérant qui ne payera pas de commission au chauffeur. Sinon, demandez au gérant combien coûte la course (et diminuez de 20% ladite somme).

Au pire des cas si vous arrivez dans une ville sans réservation, les prix des rickshaw sont souvent gonflés à la sortie des transports publics, n’hésitez pas à marcher 100-300m, vous payerez jusqu’à 60% moins cher. Un smartphone avec GPS pour connaître la distance peut être utile pour négocier le prix, vous entendrez souvent « it’s at 8km » quand vous êtes à 4 km de votre destination.

Pour choisir correctement une chambre, nous vous conseillons de lire notre article dédié à ce sujet en cliquant ICI.

Déplacements

1. Rickshaw et taxi :

les rickshaws/tuk-tuk : Sur des courtes distances, le moyen le plus simple de se déplacer, hormis la marche à pied bien sûr, c’est le rickshaw, plus couramment appelé tuk-tuk. Bien qu’ils aient l’air petits, vous saurez aisément y entasser plusieurs sacs et valises en plus de vous-mêmes. On a vu des locaux monter à 10 dans un seul véhicule…

Bombay/Mumbaï est l’une des rares villes où vous pourrez payer votre course au compteur (Forfait de base couvrant 1,5 km environ, puis 10-15Rp/km supplémentaire). Demandez toujours d’utiliser ce compteur, vérifiez qu’il le remette bien à zéro, au tarif de jour (manche à abaisser complètement. Si ce n’est pas le cas, méfiance, vous êtes probablement au tarif de nuit). La seule arnaque consiste donc à ne pas suivre l’itinéraire le plus court, mais ça reste gentillet.

Dans les autres villes, les prix varient énormément (15-20 Rp/km selon vos talents de marchandage, voir beaucoup plus si vous n’avez pas le choix et que le chauffeur se rend compte de votre besoin urgent). Il va de soi que le prix de la course se négocie AVANT de monter dans le rickshaw. Surtout n’hésitez pas à demander à des locaux (par exemple le gérant de votre hôtel) quel est le prix correct pour faire tel trajet (mais négociez malgré tout ce prix, car le gérant n’est pas impartial)

Prévoyez toujours de la monnaie, car bien bien évidemment, votre chauffeur n’aura pas de change.

Il existe également des vélo-rickshaws, non motorisés donc, qui sont mu à la sueur du dos de votre chauffeur. Nous avons tenté deux foi ; deux fois nous nous sommes sentis riches, condescendants, coloniaux et mal-à-l’aise.

Il y a aussi des taxis bien sûr, mais ils sont plus onéreux. Pratiques néanmoins si vous partagez un trajet à plusieurs. Soyez bien clairs avec le chauffeur sur le prix de la course : par trajet ou par personne ? Le prix pour un trajet court est de minimum 20 Roupies le km. Vous pouvez utilisez l’application « olacabs ». Il faut un numéro indien mais les prix sont fixés par l’appli et vous avez une réduction pour votre première course. Que du bonheur !

2. Les bus

En ville, il y a bien sûr des bus, aux itinéraires et aux horaires très aléatoires. La propreté et le confort y sont … indiens ! Quand vous voyez un bus passer, faites signe, et demandez s’il va bien là où vous comptez aller. Payez le contrôleur quand il passe près de vous. Vous recevrez toujours un ticket, avec le prix dessus, le plus souvent imprimé. Difficile donc de vous arnaquer (même en hindi, les chiffres restent les chiffres). Attention à l’état des billets que l’on vous rend. Demandez au contrôleur de vous prévenir à votre arrêt, et soyez alors prêts à sauter hors du bus et récupérer vos sacs en 4 secondes.

Pour les bus inter-city, vous devez vous rendre à la gare des bus, trouver la ticket window et si le prix n’est pas clairement indiquer, vous risquez de payer un prix que ne payent très probablement pas les locaux, mais vous n’avez pas vraiment le choix. Demandez au contrôleur de vous prévenir à votre arrêt, et sautez hors du bus le plus rapidement possible.

Il existe aussi des bus de nuit, que l’on réserve en général via une agence ou via sa guesthouse. De nouveau, comparez les prix, et n’hésitez pas à négocier. Lit simple ou double, draps absents, oreillers variables. On vous conseille non climatisé : la nuit les températures retombent, ouvrir la fenêtre suffit.

Néanmoins, pour les trajets de nuit (et pour les autres aussi d’ailleurs), le train est bien plus confortable.

3. Les trains

Intra-city

Il existe à Bombay des trains intra-city, un peu comme un système de tram ou de RER. Il existe plusieurs lignes, qui traversent la ville en tout sens. Prenez un ticket à la ticket window ; prix entre 10 et 30 roupies.

Vous trouverez votre numéro de quai sur les panneaux d’affichage, ou en demandant au guichet. Sur chaque quai, un panneau annoncera le train suivant, son heure de départ, ainsi qu’un S ou F pour désigner s’il s’agit d’un fast ou d’un slow. Les trains fast ne s’arrêtent pas à toutes les gares.

Certaines grosses gares sont divisées en deux parties, avec deux séries de quais, numérotés de la même façon.

Dans les autres grandes villes vous trouverez des systèmes similaires mais moins développés.

Certains wagons sont réservés aux femmes, vous les reconnaîtrez aux dessins à l’extérieur du wagon. Messieurs, votre présence n’y sera tolérée que si vous êtes un touriste égaré, et ce jusqu’à l’arrêt suivant où vous devrez corriger votre erreur en changeant de wagon !

inter-city

Notre mode de transport préféré parmi tous : le train ! Le réseau ferroviaire indien est très développé. Vous pouvez vous rendre à peu près partout en train sans grande difficulté, pour un coût dérisoire.

Les classes

Le train comporte énormément de classes différentes. Les classes assises, du simple banc en bois dans les compartiments surpeuplés d’hommes et de bêtes, jusqu’au sièges rembourrés avec petit coussins et air co’. Les classes sleeper ensuite, de la plus simple avec banquettes en skaï, jusqu’à la plus classe avec banquette rembourrée, oreiller, couverture, air co’ et petit rideau pour l’intimité. Les prix varient en fonction, du tellement-dérisoire-qu’on-en-rigole jusqu’au prix du vol intérieur.

Personnellement, nous avons toujours voyagé en simple sleeper (SL), de jour comme de nuit. Les banquettes se rabattent pour devenir des sièges normaux la journée.

En 2015 nous nous sommes sentis obligés d’essayer la classe au-dessus de la sleeper afin de vous donner un feedback. La 3 AC, comme son nom l’indique est climatisée, ce qui implique des vitres aux fenêtres et des portes aux wagons, et donc beaucoup moins de bruit. De plus vous recevez un drap de dessous, un drap et un oreiller fraichement lavés. Aucun surbooking de ce coté et moins de vendeurs. Le prix est deux fois et demi supérieur.

Durée du trajet

L’inde est immense. Les trajets sont donc forcément longs. Le trajet le plus long en train en Inde dure 56 heures ! Nos trajets ont souvent duré de 8 à 24 heures (voir plus de 30 heures lors de notre trajet Delhi-Chennai). Essayez de voyager de nuit pour faire passer plus facilement la pilule.

réservation

L’option la plus facile est accessible avec un smartphone et un numéro de téléphone indien (pour obtenir un numéro indien, voir plus bas dans l’article). Téléchargez l’application « clear trip » et trouvez en quelques clics les trajets, horaires et prix. Achetez le ticket via carte de crédit. Il n’est pas nécessaire d’imprimer le billet, montrez votre smartphone au contrôleur. Seul (petit) hic: impossible de réserver un ticket en tourist quota (voir ci-dessous). 

Pour ceux qui n’ont pas de smartphone, réserver son ticket de train est une véritable aventure ! Sachez qu’il existe un livre qui reprend tous les trains, les itinéraires, les horaires et les arrêts (principaux) de chaque ligne (Trains at a glance, vendu dans les kiosques à journaux des gares), ainsi que le site http://www.indianrail.gov.in/ (cliquez sur « Train Berth Availability » dans la menu de gauche, puis remplissez les données adéquates. Dans la prochaine page, n’oubliez pas de séléctionner le type de quota qui vous intéresse (general quota ou tourist quota, voir plus loin)) . Mais il est beaucoup plus facile et plus clair de télécharger l’application cleartrip sur votre smartphone. Vous pourrez même faire votre réservation sans quitter votre chambre d’hotel (pour autant qu’il ne s’agisse pas du tourist quotta, j’y reviendrai). Soyez néanmoins prudents sur les horaires : si vous avez des correspondances, laissez des heures d’écart. La ponctualité n’est pas indienne.

Réserver un ticket de train peut aussi se faire dans une gare. Vous trouverez toujours un booking office et un reservation office. Ne vous trompez pas, les réservations longues distances se font au reservation office. Commencez par trouver les petits papiers à remplir (nom et numéro du train, gare de départ et d’arrivée, horaire, date, nombre de passagers, et n’oubliez pas de signer. Prenez toujours votre passeport et/ou une copie), un par trajet (si jamais vous ne trouvez que la version en hindi, la version anglaise est au verso…). Trouvez ensuite le bon guichet (cherchez foreigner ou tourist, ou demandez) et faites la file d’attente. N’hésitez pas à jouer des coudes pour ne pas vous faire doubler au besoin. Normalement vous ne pouvez tendre que deux coupons par personnes, après quoi vous devez refaire la file (dépendant du nombre de personnes dans la file, du nombre de coupons que vous avez en tout, de l’humeur de l’employé).

Tourist quota : Si il ne reste plus de places, essayez le tourist quota : un certain nombre de siège sont spécifiquement réservés aux étrangers que nous sommes. Mais alors vous devez obligatoirement vous rendre en personne dans une gare et réserver ainsi (pas possible via smartphone / Sur le site internet, faites votre recherche, et sur la page suivante vous pouvez choisir general quota ou tourist quota pour voir la disponibilité, mais vous ne pourrez réserver qu’à une gare)

Waiting list : S’il malgré cela le train est rempli, on vous mettra sur waiting list. Pas d’affolement, nombreux sont les gens qui se désistent (l’Inde étant pauvre, tout désistement est signalé puisqu’on peut se faire rembourser un ticket, mais pas en totalité), et vous pouvez suivre votre placement dans la liste d’attente, en temps réel, sur l’application cleartrip et sur leur site internet. Arrivez à la gare une bonne heure avant le départ, et faites imprimer votre ticket.

Emergency quota : En tout dernier recours, 24h avant le départ du train, plusieurs sièges sont libérés et remis à la vente. Mais vous devez passez par une agence, qui prend sa commission, et ces tickets coûtent plus chers.

Les prix

Les tickets ne sont vendus que par la société des trains. Ils sont imprimés, avec le prix imprimés dessus. Impossible donc de se faire enrouler. Seule possibilité : si vous passez par un intermédiaire (votre hôtel par exemple), il prendra bien sûr une commission.

Si vous n’effectuez pas votre trajet, vous pouvez vous faire rembourser (partiellement) votre tiket.

Idée de prix en classe sleeper basique :

Bombay – Goa (765km) : 420Rp – 5,40€

Chennai – Bombay (1281km) : 570Rp – 7,30€

Bombay – Jaipur (1159km) : 535Rp – 6,90€

Delhi – Varanassi (758km) : 415Rp – 5,30€

Delhi-Chennai (2173km) :  817Rp – 11,12€

Les gares

Soyez très attentifs au nom de la gare !! De nombreuses villes possèdent plusieurs gares, et il nous est arrivé d’attraper de justesse notre train alors que nous étions partis bien en avance, parce que nous nous sommes trompés de gare.

Les gares offrent également pas mal de services annexes. Des locker room, d’abord, où vous pouvez laisser vos bagages, moyennant une somme dérisoire, sous la surveillance d’un employé. Un peu sceptiques sur la sécurité du contenu de nos bagages, nous avons toutefois essayé plusieurs fois, sans jamais rencontrer aucun problème de vol (pourtant l’ordinateur était dans les sacs).

Les gares proposent aussi des waiting room (plusieurs selon votre catégorie de billet de train) où vous pouvez patienter . Entrée sur présentation du billet de train. Ces pièces vous isolent un peu du bruit, de la chaleur et de la foule, et vous permettent souvent de vous assoir. Mais elles ne sont ni conditionnées ni propres.

Enfin, la plupart des gares proposent également des chambres (retirering room), louables à la journée ou à la demi-journée (parfois même moins). Peu confortables et forcément bruyantes, elles sont parfois néanmoins les bienvenues quand vous n’avez qu’une courte nuit à patienter entre deux trains, ou que tous les hôtels sont pleins ou hors-budget. Accessibles sur présentation de votre billet de train, pour une durée maximum de 2 nuits me semble-t-il.

Le train à proprement parler (bagage, sécurité, dormir, toilettes)

Les trains sont souvent sales (dépendant de la classe choisie bien sûr). Prenez une couverture pour dormir, pas tant pour vous recouvrir (il fait chaud) que pour vous isoler de la banquette, de la saleté et … des petits insectes. En outre, transpirer sur du skaï, ce n’est pas très agréable. Alors sur du skaï poussiéreux, c’est vraiment pas génial. L’idéal est une housse de couette ou un sac à viande : vous vous glissez à l’intérieur, ce qui permet de vous isoler complètement, et aussi de vous protéger d’un éventuel pickpoket.

Essayez d’arriver aussi tôt que possible dans le train, pour être les premiers à caser vos bagages. Sous la banquette la plus basse, il y a suffisamment d’espace pour deux gros sac-à-dos, et des anneaux en métal permettent de passer une chaîne que vous fermerez à l’aide d’un cadenas. Non qu’on ait jamais vraiment craint quoi que ce soit mais ça décourage une éventuelle tentative, et ça vous permet de mieux dormir.

Vous trouverez des prises électriques dans certains wagons

Des vendeurs passent sans arrêts, vous pourrez sans problème manger et boire. Laissez vos bouteilles en plastique dans le train, des enfants se chargeront de les récupérer pour les recycler.

Télécommunication

Il est difficile d’obtenir une carte sim sans être Indien. Si vous souhaitez en obtenir une, trouvez un aéroport (de notre expérience, les kiosques des opérateurs y sont dignes de confiance), une agence officielle qui a pignon sur rue, ou demandez l’aide d’un local avec qui vous auriez sympathisé. Armez-vous de votre passeport et de deux photo d’identité. Si on vous demande de remplir deux formulaires, emportez ce que vous avez rempli et partez, c’est vraisemblablement une arnaque.

Le risque (que nous avons subi), c’est de payer trop cher, déjà, et ensuite que votre numéro et tout le crédit disponible soient revendus à quelqu’un d’autre au bout de 2 ou 3 semaines. La plupart des touristes ne restent de toute façon pas plus de 15-20 jours en Inde, et se soucie peu de ce qui advient de leur numéro par la suite. Pas de victime, pas de plainte. Mais pour les voyageurs longue durée, c’est une autre histoire. Bien que la pratique ne soit pas légale, il n’existe aucun moyen pour vous de récupérer ou bloquer votre numéro piraté. Vous êtes déconnecté du réseau (grâce au deuxième formulaire), faites-vous une raison…

Prix payé avec l’aide d’un local : 250Rp avec déjà du crédit dessus.

Prix payé à l’aéroport de Delhi: un peu plus de 1000 Rp pour une carte + 1,5 Go + un peu de crédit d’appel

Cuisine

La cuisine indienne est épicée ! À moins de vraiment aimer les piment, demandez non-spicy ou non piro. S’ils vous disent qu’un plat est medium spicy, ils sont honnêtes. Pour eux, c’est moyennement épicé. Mais pour nous, ça nous transforme en dragon cracheur de feu ! (attention, si vous demandez non spicy, vous risquez parfois d’avoir littéralement aucune épices)

Il est fréquent que vos plats soient accompagnés de petites sauces ou de chutney. Historiquement, c’est une parade trouvée par les Indiens qui trouvaient la cuisine britannique trop fade et insipide. Attendez-vous donc à du relevé ! Ils aiment le piment, et en mettent dans tout : demandez une omelette dans un buibui, ne pensez pas que ce sont de jeunes oignons qu’ils ont mis par-dessus. On a même vu des sablés avec un dessin de piment sur l’emballage.

Une astuce consiste à préserver son riz. Le riz blanc apaise l’incendie de votre bouche ; évitez donc de l’inonder de sauce avant d’être sûr que la sauce n’est pas corrosive !

Le plat national est le thali : c’est un plat composé de toute une série de petites choses telles que des poissons grillés (gros comme deux fois une sardine environ), de l’omelette, des mangues vinaigrées, de la betterave rouge, du riz, des puri (sorte de petite galette de pain comme soufflée, gonflée, et craquante comme un chips), etc. Le tout très copieux !

Presque tout le temps, vous devez commander à part les accompagnements. Riz, chapati ou autre sorte de pain ne sont pas inclus dans les plats.

Coté boissons, tentez le massala chai, un thé sucré au lait additionné d’un tas d’épices (cannelle, gingembre, cardamone, etc.). Un délice !

Pour le reste, on préfère vous laisser découvrir, et connaître la joie de commander en aveugle, et découvrir progressivement ce que vous aimez ou non, sans être conditionné par l’opinion d’autres personnes:)

Thali + chapati 20 Rp (le moins cher de notre voyage)

Butter Paneer masala 80-220 Rp + Riz 20-80 Rp

Massala Chai : 5-15 Rp


Divers

– En Inde, on parle plus de 18 langues différentes. La langue commune est l’anglais

– Les adaptateurs de prises ne sont pas nécessaires

– La devise est la roupie indienne (Rp). En février-mars-avril 2014, 1€ = 80 Rp

-Les billets de banque peuvent être tout pourris, ça n’a aucune importance. Mais le bord ne doit jamais être déchiré ou abimé. Sinon votre billet n’a plus de valeur. Vérifier donc la monnaie qu’on vous rend…

-Si vous chercher à faire des photocopies, chercher un panneau de devanture « Xerox » (marque de photocopieuse la plus répandue en Inde) 

– Les villes indiennes ont souvent 2 noms : le nom indien et le nom britannique (Bombay/Mumbaï, Chennai/Madras, Varanassi/Benarès, Kochi/Kochin, Pondicherry/Puducherry, …)

– à Varanassi, il existe un hopital où la consultation vous coutera 10Rp. Demandez de l’aide à des locaux pour vous inscrire

Top20 de l’Inde (dans l’ordre du voyage)

1. Prendre un rickshaw à Bombay, et foncer à contre-sens entre les voitures

2. Jouer à Bollywood, le studio de cinéma indien, à la recherche permanente de figurant.

3. Manger des naans sur sur les plages de Goa

4. Se balader en vélo à Hampi, et trouver des ruines de temple partout

5. Profiter du street art à Bengalore

6. Prendre un thé glacé au sashi art café et observer les filets de pêche chinois à Kochi

7. Profiter du calme paisible des backwaters à Allepey

8. Découvrir la culture du Kerala, avec ses spectacles de Kalarippayatt et de Kathakali

9. Se remplir les yeux des vues incroyables des plantations de thés à Kumily

10. Se balader pieds nus dans l’impressionnant temple de Maduraï

11. Se balader au soir tombant sur les digues de Pondicherry

12. Découvrir l’utopie et la réalité d’Auroville

13. Se promener dans Mahaballipuram et observer les sculpteurs au travail dans leurs ateliers

14. Avoir des couleurs plein la tête en célébrant Holy feast

15. Visiter le Rhajastan, et se croire perdu dans un conte des mille-et-une nuits – Se perdre dans les rue de Jodhpur et en explorer le fort

16. Suivre une cours de bouddhisme à Dharamsala, la ville du Dalaï Lama, et y savourer la nourriture tibétaine !

17. Admirer le lever du soleil sur le Taj Mahal

18. Se rincer l’oeil aux temples de Khajuraho

19. Prendre le train, et partager la vie (et la nuit) des locaux

20. Gouter un massala chai dans un buibui pire que les pires stands de festival



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